Les billets de Manuel

"On n'écrit pas pour soi, mais pour les autres. Pour les morts qui subsistent en nous, et pour les vivants qui nous lisent." JM Delacomptée

Le portable qui ignore l’autre

Classé dans : Non classé — 1 avril, 2014 @ 7:55

Je ne sais pas s’il s’agit d’une recrudescence ou si je suis plus réceptif en ce moment, mais les portables, smartphones et autres tablettes polluent de plus en plus mon atmosphère !

Il y a bien sûr les ados qui seraient peut-être d’accord pour se faire greffer une tablette dans le bras, histoire d’être indissociable de leur écran, ça me gonfle mais apparemment c’est incontournable, c’est la modernité, le progrès, c’est comme ça mon pauvre Monsieur… Je vois souvent des parents qui s’en foutent, une bonne façon de se débarrasser et d’avoir la paix. Et puis il y a la démission sous toutes ses formes. Sous prétexte d’être joignable en permanence, c’est à dire je suppose le temps du trajet entre le collège et la maison vers 16h30, on équipe les chérubins en négligeant de fixer un cadre. La toute puissance de ces jeunes dans certaines familles est impressionnante, et j’ai des exemples en tête…

Résultat des courses : cette découverte consternante que 14% des ados se lèvent la nuit pour jouer sur internet !! Mais que foutent tous ces appareils dans leur chambres ?!!  Que font les parents ??!!! J’évoquais ici, il y a peu, une histoire de « photos volées » qui se retrouvent sur youtube ! Sous des prétextes divers on les équipe à qui mieux mieux, et avec sans ou peu de dialogues, alors les dérives prennent le pas sur le reste, et ce qui devrait être un bel outil devient un poison.

Je travaille avec de jeunes adultes d’une vingtaine d’années qui ne peuvent se passer de leurs smartphones, ils sont lucides sur la question lorsque je les titille, et reconnaissent volontiers qu’ils sont devenus accros ! L’une d’elles m’avouait la semaine dernière :

- Tu sais ce qu’il m’est arrivée Manu ce matin ? Me dit-elle en souriant.

- Euhh non !!

- J’ai cru que j’avais oublié mon portable !!  S’esclaffe-t-elle !!

- Et ??!!! ….

- Je me suis arrêtée pour vérifier dans mon sac à main !!…. Et heureusement je l’avais !

L’anecdote prête à sourire.

Dernièrement un collègue de boulot tourne en rond dans le magasin, devant mon étonnement il m’explique que sa cliente téléphone à la table de vente depuis 10 minutes et qu’elle n’a pas l’air de vouloir s’arrêter !! Et bien sûr pas un mot d’excuse ! Il s’agissait d’une adulte d’âge mûr. Ce n’est plus l’apanage des jeunes, les moins jeunes les imitent, n’hésitant pas à décrocher et à converser, fort si possible, pour faire important je suppose, vous laissant là comme un con,et toujours sans s’excuser bien sûr… Les jeunes clientes qui tapent des textos pendant qu’elles choisissent leur lunettes sont légion ! Incapables qu’elles sont de le poser une minute !! Je ne parle pas des ados qui accompagnent leurs parents, scotchés à leur portable, ressemblant à des mutants, en tapant des textos à la vitesse de l’éclair, laissant supposer qu’ils ont dix doigts par main !! L’autre est de plus en plus nié, et malheureusement ces chers petits écrans y contribuent !

Ces formidables petits objets technologiques sont fascinants, je serais ado aujourd’hui, je passerais aussi mon temps à jouer, je le crains. Néanmoins je ne comprends pas cette addiction, et je ne cautionne surtout pas les parents laxistes qui sont parfois aussi des addicts, tout cela participe au climat général d’incivilités, ça me désole, mais je lutte Docteur, je lutte…

Une question me turlupine : Dans combien d’années l’ Homme développera-t-il un doigt supplémentaire à chaque main pour être plus performant avec ses écrans ?!!

 

Une pause au Lizieux

Classé dans : Non classé — 23 mars, 2014 @ 11:54

Ma balade ressource : le Lizieux !

Trente minutes de montée à peine pour atteindre le sommet à 1388 m. Le chemin est encore enneigé sous les arbres et, sans être difficile, ce passage est plutôt désagréable entre la neige molle où l’on s’enfonce et la neige encore gelée. Puis le sentier plus escarpé serpente entre les rochers, là le soleil a fait son œuvre, plus de neige, de la terre sèche et de la boue, de petits arbres qui bourgeonnent, et le panorama qui se dévoile doucement au fil des pas. J’aperçois vers le sud le plateau caractéristique du Mézenc et sur sa gauche le Mont Gerbier de Jonc célèbre car site de la source de la Loire. Celui-ci est facilement reconnaissable par son profil qui rappelle presque le pain de sucre de Rio, sans statue de Christ rédempteur sur les monts voisins, ni aucun string en goguette, en tout cas lors de ma dernière visite…

Je croise rapidement un couple qui redescend avec leur bout de chou arrimé dans le dos du Papa, il a les yeux fermés, soleil en pleine poire oblige, et le non port de solaire à cet âge fait toujours bondir l’opticien que je suis. Encore une dizaine de minutes de circonvolutions et les Alpes s’offrent à moi au loin. Plus exactement la partie sud de la chaîne, avec les Ecrins, la Meige, et d’autres sommets à plus de 2700 m. A l’extrême sud, bien détaché, l’on aperçoit le Ventoux, bourreau des cyclistes masochistes, et tout au Nord sa majesté le Mont-Blanc ! Je m’assois quelques instants et rêvasse aux romans de Frison-Roche que je dévorais ados… Mon envie d’ailleurs, pour découvrir, pour « s’aventurer »…. Une envie toujours là, à y bien réfléchir…

Vers le Nord, juste sous le suc, le petit bourg d’Araules, son église et sa laiterie presque inséparables, le Suc d’Achon et le suc d’Ollières masquent partiellement Yssingeaux. Je suis surpris par le nombre de clochers érigés au nom de la foi, le plus célèbre étant celui de Lapte, car le plus haut de la région. Plus loin encore, un nuage grisouille de pollution vers Saint-Étienne. Je continue mon tour d’horizon vers Pierre sur Haute encore enneigée, j’aperçois même très loin le Puy de Sancy, puis tout proche le Testavoyre. A mes pieds sur presque toute la périphérie du pic les sapins dépassent en nombre les feuillus.

Je partage mon plaisir en envoyant un texto à ma douce qui ne peut être avec moi… Un dernier regard sur 360°, je me demande qui a mis un coup de pied dans toutes ses roches volcaniques qui composent ce sommet, et qui est parti sans rien ranger, comme un sale gosse avec ses cubes… Le soleil cogne, peu de vent aujourd’hui au Lizieux, ce qui est rare, et ç’est plus agréable. Le temps du départ, la tranquille descente vers la voiture, une bonne bouffée d’air frais, j’en ai plein les mirettes avant d’attaquer la semaine demain.

Mon petit plaisir à moi comme disent les touts-petits !

 

Lolita ?

Classé dans : Non classé — 17 mars, 2014 @ 2:32

Je viens d’accueillir ce couple à l’entrée du magasin. Lui la soixantaine, 1m80, filiforme, les joues creusés, le teint blanc, une barbe de quelques jours, des vêtements trop grands pour lui; elle, peut-être pas encore 18 ans, 1m65, une frange brune sur les sourcils, des pommettes rebondies, un petit genre de Lova Moor mais en plus jolie…

Quelques questions pour la « découverte des besoins » comme l’on dit dans notre jargon professionnel, et c’est le choix de la monture.

- C’est elle qui choisit !

De fil en aiguille, la sélection se fait, ponctuée par des  » je ne sais pas, c’est toi qui vois ! « … L’homme s’en remet totalement à elle, il la couve du regard, elle lui retourne des sourires et des œillades en riant. Je donne mon avis car les goûts transgénérationnels sont souvent différents et je ne voudrais pas que Monsieur ressemble à Bozo le clown, je souhaite qu’il choisisse en tout cas un modèle qui lui correspond. Souvent l’aide d’un ou d’une ado n’est pas salutaire pour le parent, l’intention est louable pour faire le bon choix, mais on fait souvent chou blanc, les jeunes projetant une image du papa ou de la maman qui ne convient pas au parent concerné.

A la table de vente, la discussion s’oriente sur le choix de verre et d’une deuxième paire pour faire du vélo. Dans le domaine du sport le sexagénaire reprend les rennes, la jeune femme n’étant consultée que pour le choix de la couleur jaune ou vert fluo en fonction de la tenue. Les rires et sourires complices, les gestes de la main sur les cuisses de la jeune femme court vêtue, les évocations personnelles, tout cela confère à cette vente un climat particulier, une proximité presque étrange entre un père et une fille… Mais les mots fille ou papa n’ont pas été prononcés… Il me semble que l’on pallie un manque, d’affection, d’amour, mais tout est trop…  Tout cela sonne faux…

Après leur départ mes deux collègues femmes m’interrogent:

- C’était son père ??!!!

- ………………..

 

Un moment au Dorian

Classé dans : Non classé — 13 mars, 2014 @ 2:21

Un moment rare et que j’adore, tuer le temps dans un troquet…

Ce lundi matin une demi-heure à passer, je choisis un café-brasserie du centre-ville. J’ignore la terrasse où quelques-uns profitent du soleil malgré les dix degrés. Dès l’entrée, ça sent bon les années 70 avec banquettes rouges (en skaï ?) et tables bistrot, manque que le juke-box pour me rappeler le bar de la maman d’une copine de collège, où l’on buvait quelquefois un Gini en écoutant les Osmond Brothers. Ici une clientèle d’habitués qui tutoient la patronne, un grand comptoir face à la salle avec des motifs décoratifs en carrelage imitant le liège. On a malheureusement sacrifié à la modernité avec un écran plasma sur un mur, allumé sur une chaine d’ados avec la musique du moment.

Mon journal à la main, je salue la taulière et commande un grand crème en lorgnant la panière de croissants qui me taquine… Je prends sur moi en snobant la viennoiserie, et m’installe sur la banquette à côté d’une table de quatre septuagénaires. A peine le temps de lire un article sur les avantages et inconvénients du dictaphone en politique, que mon crème arrive dans une belle tasse de porcelaine blanche avec la crème servie à part dans son petit pichet. Déjà du bonheur ! On cause soleil et politique, municipales obligent…

- Vincent ( le maire de Saint-Etienne) a perdu une voix !

- Ah bon ??!!

- Oui j’en ai marre de faire le cantonnier ! Les rues sont toujours dégueulasses, je lave en permanence devant le bar !…

Il s’ensuit un flot de conversations à bâtons rompus sur des sujets divers et variés, ponctué notamment par un » bon et bonne ça fait bonbonne ! », laissant tout le monde de marbre mais qui m’a fait sourire.

Au fil des discussions, le quotidien de ces inconnus se dévoile un peu à mes oreilles, ces quelques minutes passées là respirent la vie, les relations amicales entre ces stéphanois, de l’échange, du dialogue, du respect, de l’humour aussi pour masquer ses petites et ses grandes misères.

 Il est déjà temps de partir, je paie au comptoir, et en attendant la monnaie je regarde la déco à côté des bouteilles, où trône entre autres un plateau dont le fond est une photo de la « grande équipe » de 1976 rassemblée autour de Robert Herbin ! On a dû refaire le monde ici sur une histoire de poteaux carrés…

Je reviendrai au Dorian dans quelques temps, dans quelques mois, il n’est jamais vain de côtoyer des personnes dans toute leur simplicité.

 

 

 

 

Boostée par Espérance !

Classé dans : Non classé — 24 février, 2014 @ 6:23

Je l’ai bien aimé Irénée. Une bonne bouille ronde, une coiffure à la « playmobil » toute blanche et plus que deux dents côte à côte pour garnir le sourire ! Mais quelle bonne humeur ! Il y en a eu des éclats de rire lorsqu’elle choisissait ses lunettes. Elle pétait la forme, plus que sa fille qui l’avait accompagnée !

Bientôt 90 ans…

 » Bientôt la bascule dans la même dizaine que mon mari ! » me dit-elle !  » Mais lui, il commence à perdre la boule, et puis tout ce qui l’intéresse c’est de conduire sa voiture. Moi je m’occupe dans notre grande maison isolée. On a une aide qui vient un peu dans la semaine, elle me coupe les légumes mais après c’est moi qui fais à manger, j’aime bien… Faut pas se plaindre, les enfants habitent pas trop loin et ils viennent nous voir. » Elle me dit tout ça d’un ton grave, et puis son visage s’illumine:  » Mais surtout, j’ai mon poste ! Le matin je commence la journée avec Espérance. Oh c’est peu de choses, mais ça me booste !  » . Elle s’en excuse presque d’avoir ce petit plaisir quotidien.

Je connais un peu cette radio catho sur laquelle je tombe parfois entre deux autres fréquences lorsque je pars au boulot le matin. Je reste toujours un instant à écouter ces voix de femmes ânonner des « Notre père qui êtes aux cieux…. » avec des variations d’intonation qui me laissent pantois. Je ne partage pas leur croyance et je me demande toujours la raison de ce ton entre l’évanouissement et l’épuisement que je ne comprends pas. Mais c’est ça son coup de « boost »  !!

Chacun trouve son énergie où bon lui semble, alors chapeau Irénée!

 

Emotion au collège !

Classé dans : Non classé — 17 février, 2014 @ 4:25

D’abord les lieux du crime : les vestiaires d’un gymnase.

Le criminel : un gamin de 6ème.

Les circonstances du crime : après l’entrainement, le criminel filme avec son portable à travers un trou dans la cloison, le vestiaire des filles qui sont entrain de se changer.

Circonstance particulière et aggravante : celui-ci met sa vidéo sur youtube !

Bien sûr cela s’est ébruité, le vidéaste ayant dû se vanter de son exploit. Plainte auprès du CPE du collège de la part des jeunes filles.

Il y aurait beaucoup à dire sur cet acte violant l’intimité de ces jeunes filles, mais surtout je ne cautionnerai pas la mise sur youtube de cette vidéo. Alors soyons clair, la vidéo ne dure que quelques secondes, on voit une jeune fille en short et tee-shirt dont la tête est coupée par le cadrage, et une autre en tee-shirt et petite culotte… Au moment où j’ai visionné ceci, il y avait eu 38 visites.

Le débat sur « c’est pas bien d’essayer de voir les filles à poil » ne m’intéresse pas ! De mon temps, pour faire vieux con, nous n’aurions pas hésiter une seule seconde à mater les filles par le trou de la serrure, histoire de voir un bout de fesse !! Ce qui m’exaspère c’est ce que devient cet évènement ! Le jeune collégien a été exclu trois jours du collège, peut-être bien aussi de la section handball, la vidéo a été supprimée, la maman convoquée au collège, et le jeune homme a présenté ses excuses, ne mesurant manifestement pas l’ampleur de son méfait.

Les insinuations sur la maman divorcée qui ne sait pas gérer ses trois enfants (voilà ce que c’est quand on divorce !), ça n’arriverait pas avec mes enfants, il y a des parents qui ne savent pas élever leurs enfants, les propos offusqués de certaines mères : « on pourrait porter plainte… », et patati et patata…., ça me débecte ! Elles sont si parfaites et leurs enfants aussi ! Des anges je vous dis !

Tous ces petits culs serrés qui s’engouffrent dans la brèche pour donner des leçons ça me dégoûte ! Bien sûr que ce n’est pas bien ! Les excuses présentés honteusement par le freluquet aux jeunes filles et l’exclusion du collège serviront bien assez de leçon ! On n’allait quand même pas le sortir menotté du collège ! Les médisances proférées ensuite sont minables et n’honorent pas leurs auteurs ! J’ai senti comme un défouloir offert à certains,tout heureux de lâcher leur fiel. Ne minimisons pas, mais n’exagérons pas non plus…

Il y a parfois en France en ce moment, un retour d’une morale bien pensante qui se croit suprême et qui pue !

 

 

 

 

What’s up avec les petites anglaises !

Classé dans : Non classé — 10 février, 2014 @ 11:26

Elle n’était pas bien jolie Elizabeth, notre assistante d’anglais. Plutôt bien ronde pour son mètre soixante cinq, une rouquine à la tignasse ondulée qui courait jusque ses épaules, un sourire engageant, une gouaille presque parisienne pour cette galloise d’origine. Elizabeth savait être généreuse avec les âmes en peine de tendresse, peu farouche en effet, elle donnait de sa personne avec une envie et un entrain jamais démentis. Elle damait le pion avec beaucoup de bravoure aux jeunes lycéens vantards qui espéraient la « torcher » à coup de pintes de Guiness ! La prononciation anglaise de son prénom trop compliquée pour les élèves, elle fût surnommée « Lizboeuf  » !!

Quelques années plus tard, en vallée de Chevreuse, nous recevons dans notre école d’optique quelques élèves d’une école jumelée du Pays de Galles. Après le match de rugby du samedi après-midi, les festivités s’annoncent chaudes pour la soirée, bien décidés que nous sommes à « mettre minable » nos hôtes d’outre-manche. Une salle a été louée pour l’occasion, la musique nous abasourdit tandis que l’alcool coule à flots. Sur le parking, quelques voitures très embuées s’agitent frénétiquement, probablement pour prolonger les « prises de contact » de l’après-midi. S’en suivra la confrontation au bar, où nous constaterons dépités, que les futures opticiennes galloises savent lever le coude et couchent les uns après les autres la plupart des frenchies au fil des heures !!….

Je me souviens de ce film culte de mon adolescence, A nous les petites anglaises, dans lequel de jeunes français partaient en Angleterre, fiers coqs présomptueux, touchants et ridicules. C’était l’année de mes 14 ans et je ne m’imaginais pas avec une bouteille de Coca dans le slip pour danser un slow ! Le mythe de l’anglaise perdurera quelques temps. Aujourd’hui les seules petites anglaises que je regarde avec envie, se prénomment MG, Austin Healey ou Triumph !…

027

16h53

Classé dans : Non classé — 4 février, 2014 @ 1:54

En matière de recherche les avancées sont considérables et l’on peut s’émerveiller de tous les progrès réalisés tout domaine confondu.

Tout le monde ou presque connait ce tableau de Monet: Soleil couchant à Etretat

ETRETAT

Et bien figurez vous qu’une équipe américaine de l’université du Texas sous l’égide de Donald Olson, vient de découvrir que ce tableau a été peint le 5 février 1883 à 16h53 !!  C’est pas beau ça ??!!  Elle est pas belle la recherche ? Elle est pas performante ?

Ben si !!… D’abord trouver la plage où était installé notre grand peintre national, puis études astronomiques, données météo, étude de la correspondance, des tables des marées, et tout ça, et tout ça, et tout ça pour ça !!

Une prouesse sûrement mais quand même ça me laisse perplexe !!

 

 

 

 

Une nouvelle bannière pour un nouveau souffle ?

Classé dans : Non classé — 3 février, 2014 @ 4:19

 

Le trottoir aux pavés rectangulaires devant ma maison natale aux Pays-Bas, la maison de mes grands-parents. Un jour d’automne peut-être, où tout le monde s’est un peu couvert pour croquer un bout de pain dehors et profiter de la douceur de la journée.

Ma s0eur, les pieds joints, toutes couettes au vent et jupette relevée, comme une réplique de Caroline le personnage de BD, semble fixer quelque chose dans les feuilles. Bien campé sur mes deux jambes, sûr de moi et avec une ébauche de sourire aux lèvres, je guette mon petit frère qui part à l’aventure tranche de pain à la bouche.

Très peu de voitures dans la rue, une Volkswagen en arrière-plan, une aile à gauche qui brille par ses chromes. Un moment fixé sur la pellicule, probablement par mon père, un instant paisible dans cette petite rue hollandaise en cette fin des années 60. Je suis repassé l’été dernier à cet endroit précis, les mêmes pavés, des arbres plus étoffés, beaucoup plus de voitures, mais la même tranquillité. Pour un peu je verrais ma grand-mère sortir de la maison, du 62 Helmerslaan, porte-monnaie à la main, alors que le glacier vient de faire tinter la cloche de sa camionnette, avant la dégustation d’une boule de glace vanille entre deux gaufrettes…

J’aime cette photo. Elle respire la quiétude de notre vie d’enfant. Elle me transporte avec plaisir et nostalgie vers un pan de vie qui me manque, une période heureuse et insouciante dont je n’ai pas su parler avec celui qui prend la photo, juste pour lui dire que c’était bon ces moments là.

Alors cette nouvelle bannière comme un symbole, juste pour dire et écrire, pour exprimer et ne pas ou plus se taire, pour partager, pour dire les petits riens qui font les grands moments et ne pas regretter…

Etre une pomme…

Classé dans : Non classé — 24 septembre, 2012 @ 3:20

Une conversation il ya déjà quelques semaines avec la fille de ma compagne . Elle vient de passer une semaine au bord de la mer avec Papy, Mamy et sa « tatou »…

- Moi quand je serai grande j’aurai tout Apple !

- Ah bon ! Et pourquoi dis tu ça ?

- Tatou, elle a un Iphone et maintenant aussi un Ipad, c’est trop génial ! Alors j’aurai tout Apple plus tard !…

- Ah d’accord… Tu seras une vraie pomme alors !!……..

Cette dernière réplique m’est venue avec le sourire. Son visage s’illumine doucement et je vois dans ces yeux qu’elle a bien sûr compris le jeu de mots, mais aussi et surtout ce que je sous-entendais !

Un petit moment bien agréable, à savourer…

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